Si vous me suivez depuis longtemps, vous savez que je crois fermement que « la victoire aime la préparation ». Avant que les projecteurs de Bangkok ne s’allument pour la finale de Miss Univers 2025, il y a eu une période sacrée, presque hors du temps : la mise au vert.
Je voulais revenir avec vous sur ces semaines intenses où tout s’est joué, loin du glamour des caméras, dans la concentration la plus totale.
Le besoin de déconnexion
Quand je suis arrivée en Thaïlande, l’effervescence était déjà à son comble. Mais pour donner le meilleur de soi-même, il faut savoir faire le vide. La mise au vert a été mon sanctuaire. J’ai commencé par poser mon téléphone, limiter les réseaux sociaux et me reconnecter à mon « pourquoi ». Pourquoi suis-je ici ? Pour porter la voix de la Côte d’Ivoire, bien sûr, mais aussi pour honorer la femme que je suis devenue.
La discipline de fer (Le « Bootcamp »)
Ne vous méprenez pas : la mise au vert n’est pas de tout repos ! Mes journées commençaient à 4h00 du matin ou bien plus tôt, à 2h00 du matin.
- Le Catwalk : Des heures à arpenter les salles de répétition avec des talons de 15 cm, à corriger chaque port de tête, chaque mouvement de hanche. Des heures à supporter la douleur des ampoules et plaies aux pieds.
- L’Éloquence : J’y ai passé le temps nécessaire. J’ai simulé des dizaines d’entretiens. Je voulais que chaque mot que je prononce sur cette scène internationale soit empreint de sincérité et d’impact.
- Le Mental : La prière et le recueillement sont devenus mes meilleurs amis. Apprendre à gérer le stress de la compétition tout en restant bienveillante envers les autres candidates (mes sœurs d’aventure) était ma priorité. Apprendre à gérer les adversités, les injustices vécues, les attaques visibles et invisibles, apprendre a tirer son épingle du jeu malgré tout
Des liens indestructibles
Ce que les caméras ne montrent pas, ce sont les moments de vulnérabilité que nous partageons entre candidates durant cette retraite. On partage nos doutes, nos cultures, nos rires. C’est durant cette mise au vert que j’ai compris que peu importe le résultat final, nous étions déjà des ambassadrices du changement.
Le calme avant la tempête
Les derniers jours de cette mise au vert ont été marqués par une immense gratitude. Je me souviens avoir regardé le coucher de soleil sur Bangkok, en repensant à tout le chemin parcouru depuis Abidjan. Je me sentais prête. Pas seulement pour gagner une couronne, mais pour marquer l’histoire.
Cette étape a été un socle de mon parcours, un moment de recul et de travail acharné, un moteur durant les moments de silence.




